Fermeture de blogue temporaire

Le ministère auprès de mes deux paroisses me gardant bien occupé, j’ai décidé de « fermer » mon blogue pour un temps indéterminé. Les articles déjà publiés demeurent cependant disponibles.

Au sujet des scandales actuels dans l’Église…

Voici quelques liens intéressants pour clarifier et/ou répondre à certaines questions au sujet de la crise actuelle dans l’Église:

En français :

Lettre pastorale du Pape Benoît XVI aux catholiques d’Irlande (19 mars 2010)

Célibat sacerdotal et abus sexuels (Philip Jenkins)

Les abus sexuels des prêtres (Charles J. Scicluna)

Prêtres pédophiles : un cas de “panique morale” (Massimo Introvigne, sociologue italien)

Les déclarations du cardinal Bertone (Massimo Introvigne)

En anglais :

10 points regarding the current crisis in the Catholic Church (Fr. Thomas Dowd)

Punishment in the Church (Fr. Thomas Dowd)

Don’t be daft — you can’t put the Pope on trial (John L. Allen Jr., senior Vatican analyst for CNN)

Moral Panic flares again (Massimo Introvigne)

The truth about priests (Maclean’s Magazine)

10 Myths about Priestly Pedophilia (Crisis Magazine)

S.V.P., mettre à jour vos favoris

L’adresse de ce site benoitmorrier.com est désormais pèrebenoit.net. Prière de mettre à jour vos favoris.

Benoitmorrier.com is now perebenoit.net. Please update your bookmarks.

Une remarque sur l’utilisation du titre “Père”.

Au Québec, l’utilisation en français du titre “Père” pour un prêtre est habituellement réservé aux prêtres d’une communauté religieuse. L’expression “abbé” est davantage employé pour désigner les prêtres diocésains. (Le mot “abbé” vient de l’araméen “abba” qui signifie également père). Ailleurs dans le monde, et dans les autres langues, cette distinction n’existe pas toujours. Bien que je sois un prêtre diocésain (séculier), j’ai opté pour le titre pèrebenoit.net plutôt qu’abbebenoit.net pour des raisons de simplicité. L’emploi du titre “père” est d’ailleurs traditionnel et universel. Dans la paroisse de Corpus Christi, les paroissiens anglophones m’appellent Father Benoit (ou Fr. Ben).

Pèrebenoit.net pour toutes ces raisons… et parce que abbeben.net n’était pas disponible. ;)

Haïti : appel aux pasteurs et aux fidèles de l’Église catholique du Canada

Voici le message de Mgr Pierre Morissette, Président de la Conférence des évêques catholiques du Canada :

14 janvier 2010

Le très violent tremblement de terre du 12 janvier 2010, dont l’épicentre était situé dans la région de la capitale, Port-au-Prince, a eu un impact terrible sur la population d’Haïti. Bien que des estimations sérieuses concernant les pertes humaines ne soient pas encore disponibles, les informations rapportent qu’une grande partie de la ville est à l’état de décombres; on craint des milliers de morts, des centaines de milliers de personnes sont sans abri. Trois millions de personnes ont besoin de secours contre cette catastrophe naturelle – ce qui représente un tiers de la population totale du pays. Parmi les nombreuses victimes du tremblement de terre dont on déplore la mort figure l’archevêque de Port-au-Prince, Mgr Serge Miot.

Plus tôt dans la journée d’aujourd’hui, le Saint-Père a lancé un appel à l’aide pour Haïti. S’exprimant à la fin de l’audience générale, le Pape Benoît XVI a fait appel à la générosité internationale et à la solidarité envers nos frères et sœurs haïtiens qui souffrent et sont dans le besoin, et il a confirmé que l’Église catholique apporterait immédiatement une aide d’urgence.

En ma qualité de Président de la Conférence des évêques catholiques du Canada, j’invite l’ensemble des évêques du Canada à se joindre à moi pour inviter à leur tour tous les catholiques canadiens et les personnes de bonne volonté à prier avec ferveur pour les Haïtiens et à répondre immédiatement et généreusement à leurs besoins en ce moment d’urgente nécessité. Nous voulons aussi assurer nos frères et sœurs d’origine haïtienne au Canada que nous sommes en union avec eux dans la prière et dans l’action.

La Conférence se joint à l’Organisation catholique canadienne pour le développement et la paix afin de lancer cette campagne d’urgence commune pour Haïti. Nous travaillerons en étroite collaboration avec Développement et Paix – qui est aussi, officiellement, Caritas Canada – en vue d’organiser et de promouvoir cet appel ainsi que pour assurer un suivi adéquat en collaboration avec l’Église d’Haïti et sa Conférence épiscopale. Développement et Paix a déjà lancé son action en envoyant sur-le-champ 50 000 $ en secours d’urgence à Caritas Haïti. Outre les quêtes paroissiales spéciales que les évêques du Canada pourraient autoriser dans leur diocèse respectif, les dons pour Haïti peuvent être faits directement via le site Internet de Développement et Paix.

Puisse l’Esprit Saint toucher tous les cœurs de sorte que nous devenions des disciples dignes de Jésus Christ par notre solidarité et notre générosité à répondre à cette campagne urgente pour Haïti.

+ Pierre Morissette
Évêque de Saint-Jérôme
Président de la Conférence des évêques catholiques du Canada

New beginnings

On December 20th, I will be celebrating my fourth year of ordination. As I finish writing my first line for the Corpus Christi bulletin, I have to pause and marvel. Four. Years. So many things have happened in those four years that I sometimes have the strange impression that I’ve been a priest for twice as long… Let’s see* : I presided over 65 weddings (!), baptized over 80 children, presided over 1,500 Masses, and confessed, hmm, at least one or two penitents (just teasing). And yet, as I start my ministry in this vibrant community of Corpus Christi [and beginning my second year at St. Anne's...], I feel like the ordination’s holy chrism is still glistening on my skin: sweaty palms, homiletic pangs, and much confusion (I get nervous these days just looking at the size of the English sacramentary!)

But things are good and God, as always, has been great : parishioners are kind and welcoming, kids are friendly, I have a sacristan and a secretary an assistant who have degrees in theology and christian studies – *and* a benefactor gave the parish brand new hockey nets! How can I not begin this new appointment with excitement and ideas for the future?

I know I’m following in the footsteps of a good pastor who was, with his Irish humor and wisdom, well loved by the people and the children. Changes in Mass schedule were also made as to allow sufficient time for me to preside the Sunday celebrations in both parishes. The next few months will be for everyone at Corpus Christi a period of adjusment. I ask my brothers and sisters – my mothers and fathers – to bear with the « jeune curé » and to pray Jesus Christ Our Lord for the abundance of His grace on our community. Come Holy Spirit, come Lord Jesus !

Toujours en vie

Juste un petit mot pour rassurer mes lecteurs (mon lecteur?) que je suis toujours là, bien en vie :) Dans une semaine, je deviendrai non seulement curé (officiellement) de la paroisse Sainte-Anne-de-Bellevue, mais également de la paroisse anglophone Corpus Christi. Blessed be God, now and forever! (and God help me!)

Fête de Sainte Anne

AVIS AUX PAROISSIENS DE SAINTE-ANNE-DE-BELLEVUE

Le 26 juillet est la fête liturgique de Sainte Anne. Cette année, ce jour tombe un dimanche.
Outre la messe dominicale de 10h30, il y aura une célébration spéciale à partir 19h00
qui comprendra la traditionnelle procession dans les rues du quartier suivie de l’Eucharistie à l’église.

À la fin de la célébration, il y aura un moment de prière pour les malades. Les personnes qui le désirent
pourront également recevoir le sacrement de l’Onction des malades.

Bonne Sainte Anne, patronne du Québec, priez pour nous!

BM, curé

Les chrétiens et les trekkies

«Je n’ai jamais compris pourquoi des gens apparemment sains d’esprit basent leurs faits et gestes sur des fables écrites il y a deux mille ans. Pour moi, c’est une aberration. C’est comme dire: ‘À partir de maintenant, toute ma vie tournera autour du Seigneur des anneaux. Je vais suivre les enseignements de Gandalf et de Bilbo à la lettre…’ C’est l’équivalent antique des trekkies.»

Cette phrase, rédigée récemment par un chroniqueur bien connu du Journal de Montréal, cherche d’abord à provoquer. L’auteur de ce texte− qui semble à certaines heures athée et à d’autres heures agnostique − compare la conviction religieuse (la foi chrétienne dans ce cas) au vif intérêt (lire ‘obsession’) que les amateurs de science-fiction ou de littérature fantaisiste ont pour leur sujet. Ces dernières années, la croyance religieuse fut également comparée à la croyance des enfants en l’existence du Père Noël. Or si « des gens sains d’esprit basent leurs faits et gestes sur des fables », alors le chroniqueur du Journal a tout à fait raison : il s’agit d’une aberration.

Dan Brown, auteur des romans Anges et Démons et Le Da Vince Code, justifie la place d’un «faux» christianisme dans le monde moderne: il enrichit la société par ses richesses artistiques et culturelles tout en apportant réconfort spirituel à des millions de gens (bien que ceux-ci soient dupés). Je peux toujours croire papa et maman au sujet de l’existence du Père Noël− pour l’amusement de tous (l’enfant fait confiance en la parole de ses parents… il fait un « acte de foi ») ; toutefois, le jour où je découvre la vérité sur le gros bonhomme rouge à la barbe blanche (parce qu’elle m’est révélée par d’autres ou parce que mon intelligence me la fait saisir), il serait absurde de faire « comme si » j’ignorais la vérité. Le Père Noël n’est pas réel : il est issu d’un folklore populaire. Il n’habite pas le Pôle Nord et il n’a jamais existé (sauf en la personne de son précurseur historique : saint Nicolas).

Le Concile Vatican II parle d’une « obligation morale à chercher la vérité » dans son décret sur la liberté religieuse : «En vertu de leur dignité tous les hommes, parce qu’ils sont des personnes, c’est-à-dire doués de raison et de volonté libre, et par suite, pourvus d’une responsabilité personnelle, sont pressés par leur nature même et tenus par obligation morale à chercher la vérité, celle tout d’abord qui concerne la religion. Ils sont tenus aussi à adhérer à la vérité dès qu’ils la connaissent et à régler toute leur vie selon les exigences de cette vérité» (Nostra Aetate, n. 2).

L’Église, de toute évidence, ne croit pas que le christianisme est une fable, fondé sur des textes «mythiques» dépourvus de réalité historique. Au contraire, voici ce qu’elle affirme au sujet de l’Évangile qu’elle proclame (Constitution dogmatique Dei Verbum, Concile Vatican II) :

«De façon ferme et absolument constante, la sainte Mère Église a affirmé et affirme que les quatre Évangiles énumérés, dont elle atteste sans hésiter l’historicité, transmettent fidèlement ce que Jésus le Fils de Dieu, pendant qu’Il vivait parmi les hommes, a réellement fait et enseigné en vue de leur salut éternel, jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel. Après l’Ascension du Seigneur, les Apôtres ont transmis à leurs auditeurs ce que Jésus avait dit et fait, avec cette intelligence plus profonde dont ils jouissaient eux-mêmes, instruits qu’ils étaient pas les événements glorieux du Christ et enseignés par la lumère de l’Esprit de vérité. Les auteurs sacrés ont composé les quatre Évangiles, en triant certains détails entre beaucoup de ceux que la parole ou déjà l’écriture avait transmis, et en faisant entrer quelques-uns en une synthèse, ou en les exposant en tenant compte de l’état des églises, en gardant enfin la forme d’une proclamation, afin de pouvoir ainsi toujours nous communiquer des choses vraies et authentiques sur Jésus. Ils les ont écrits dans cette intention, soit d’après leur propre mémoire, leurs propres souvenirs, soit d’après le témoignage de ceux «qui dès le début virent et furent serviteurs de la Parole», afin que nous connaissions «la solidité des enseignements que nous avons reçus» (Luc 1, 2-4) ».

L’Église n’a pas peur d’inviter les gens à chercher la vérité en ce qui concerne la religion pour la simple et bonne raison qu’elle a une confiance absolue en l’authenticité des faits rapportés par les évangélistes et les autres écrits du Nouveau Testament. Bien entendu, l’Église catholique est la première a enseigner qu’il faut – lorsqu’on lit la Bible – tenir compte des genres littéraires afin de ne pas lire de façon «fondamentaliste» des textes qui n’ont pas pour but d’exposer des vérités historiques ou scientifiques. Il importe autrement dit de comparer des oranges avec des oranges et des pommes avec des pommes.

Le professeur de philosophie Peter Kreeft, dans son livre Handbook of Christian Apologetics, nous donne un exemple : l’erreur de comparer les écrits de Darwin avec les écrits de l’auteur de la Genèse. «Si le livre de la Genèse était un livre de science ou si le livre de Darwin L’origine des espèces était un livre de religion, peut-être qu’il y aurait lieu de comparer et de voir les endroits où il y a des conflits. Mais ces deux textes ne poursuivent pas le même but. Darwin ne pose pas la question quant à savoir qui a créé le monde ou pourquoi, mais comment. Le livre de la Genèse révèle qui a créé le monde (Dieu) et pourquoi (par bonté), mais non le comment ».

Une fois établi que les quatre évangiles, le livre des Actes des Apôtres et les lettres pastorales du Nouveau Testament, rédigés au cours de la première génération de chrétiens, se réfèrent à des événements réels (i.e., ces écrits sont des témoignages de faits vécus), que la crédibilité des témoins néotestamentaires est appuyée par leurs dires et leurs actions (la plupart sont morts en martyrs, acceptant la mort avec joie plutôt que de nier leur témoignage et leur foi), que les textes (et même les écrits non canoniques du 1er et 2ième siècle – e.g. Ignace d’Antioche, Clément de Rome, Didachè) se corroborent mutuellement, alors peut naître la confiance en la Parole rapportée.

Le Père Raniero Cantalamessa, prédicateur de la Maison pontificale, résume ainsi les étapes qu’ont traversé la vie et l’enseignement de Jésus avant d’en arriver aux Évangiles écrits :

Première étape : la vie terrestre de Jésus. Jésus n’écrivit rien mais dans ses prédications il utilisa des moyens communs aux cultures antiques qui facilitaient beaucoup la mémorisation d’un texte : phrases courtes, parallélismes et antithèses, répétitions rythmiques, images, paraboles… Pensons à des phrases de l’Evangile comme : « Les derniers seront les premiers et les premiers seront les derniers », « large en effet et spacieux est le chemin qui mène à la perdition… ; mais étroite est la porte et resserré le chemin qui mène à la Vie » (Mt 7,13-14).

Une fois que l’on a entendu de telles phrases, même aujourd’hui, on les oublie difficilement. Par conséquent, le fait que Jésus n’ait pas lui-même écrit les Evangiles ne signifie pas que les paroles qui y sont rapportées ne soient pas celles qu’il a prononcées. Ne pouvant imprimer les paroles sur papier, les hommes de l’antiquité les imprimaient dans leur esprit.

Deuxième étape : la prédication orale des apôtres. Après la résurrection, les apôtres commencèrent immédiatement à annoncer à tous la vie et les paroles du Christ, en tenant compte des nécessités et des circonstances dans lesquelles vivaient les différentes personnes qui les écoutaient. Leur objectif n’était pas de faire de l’histoire mais de conduire les personnes à la foi. Comprenant désormais mieux ce que Jésus avait dit et fait, ils furent en mesure de le transmettre aux autres en l’adaptant aux nécessités de ceux auxquels ils s’adressaient.

Troisième étape : les Evangiles écrits. Environ trente ans après la mort de Jésus, certains auteurs commencèrent à mettre par écrit cette prédication qui était arrivée jusqu’à eux de façon orale. C’est ainsi que virent le jour les quatre Evangiles que nous connaissons. Parmi les nombreuses choses parvenues jusqu’à eux, les évangélistes en choisirent quelques unes, en résumèrent d’autres, en expliquèrent enfin d’autres pour les adapter aux nécessités du moment des communautés pour lesquelles ils écrivaient. Le besoin d’adapter les paroles de Jésus à des exigences nouvelles et diverses a eu une influence sur l’ordre selon lequel les faits sont racontés dans les quatre Evangiles, sur la coloration et l’importance qu’ils revêtent, mais n’en a pas altérer la vérité fondamentale. La précision avec laquelle ils situent la vie du Christ dans le temps et l’espace montre que les évangélistes avaient, autant qu’il était possible à cette époque, une préoccupation historique et pas seulement édifiante. Un peu plus loin, Luc nous fournit toutes les références politiques et géographiques du début du ministère public de Jésus (cf. Lc 3,1-2).

Les trekkies ont beau être fascinés par les personnages de Kirk et de Spock et courir les congrès de science-fiction dans l’espoir de rencontrer leurs héros, ils savent très bien que ce sont des personnages inventés. Les amateurs de Star Trek (sauf les rares cas souffrant de déséquilibre mental, s’ils existent) savent certainement faire la différence entre Spock et Leonard Limoy, entre les films et la réalité, et peu d’entre eux je crois seraient prêts à mourir une mort attroce devant des «anti-trekkies» pour justifier leur passe-temps. Lorsque les hommes de Lycaonie (Turquie actuelle) prirent Paul et Barnabé pour les dieux Hermès et Zeus en raison d’un miracle obtenu par Paul, les apôtres ne prirent pas de temps à leur rappeler la vérité :

« Nous ne sommes que des hommes, tout comme vous! Nous vous annonçons la Bonne Nouvelle : détournez-vous des faux dieux, et convertissez-vous au Dieu vivant, lui qui a fait le ciel, la terre, la mer, et tout ce qu’ils contiennent.» (Actes 14,15).

Saint Barnabé (dont c’est la fête liturgique aujourd’hui), priez pour nous!

Je serai curé de Sainte-Anne-de-Bellevue et Corpus Christi

C’est maintenant officiel. Notre archevêque le Cardinal Jean-Claude Turcotte me donne le mandat de curé de Sainte-Anne-de-Bellevue (où j’exerce la responsabilité d’administrateur paroissial depuis octobre dernier) et de Corpus Christi à partir du mois de septembre 2009. Je suis heureux de cette nomination et je vous invite à prier pour moi!

NOMINATIONS DANS LE DIOCÈSE

M. Robert GAGNÉ, p.s.s., curé de Notre-Dame et St-Jacques et chapelain des chapelles N.-D.-de-Bon-Secours et N.-D.-de-Lourdes;
Fr. Frederick KIROUAC, Parochial Administrator of St. Veronica;
Abbé Paul MARIER, curé de St-Benoît, sans préjudice de sa tâche de curé de Saint-Isaac-Jogues;
Abbé Benoît MORRIER, curé de Ste-Anne-de-Bellevue et de Corpus Christi;
Abbé Duc Nam (Pierre) TRAN, administrateur paroissial de St-Nazaire, sans préjudice de sa tâche de curé de St-Télesphore;
Abbé Gabriel VILLEMURE, curé de St-Jean-Baptiste-de-la-Salle.

Renouvellement(s)/renewals

Fr. Louis CERULLI, Parochial Administrator of St. Richard;
Abbé Pierre GAGNÉ, administrateur paroissial de Ste-Suzanne;
Fr. Peter SABBATH, Pastor of Holy Name of Jesus.

source : Courriel du mercredi (2009-06-10)

La lumière et le feu

Extraits du message de Benoît XVI pour la célébration de la Veillée Pascale

Saint Grégoire de Tours (VIe siècle) parle d’un usage qui s’est conservé longtemps, [celui] de prendre le feu nouveau pour la célébration de la Veillée pascale directement du soleil, au moyen d’un cristal : on recevait, à nouveau pour ainsi dire, lumière et feu du ciel, pour en allumer ensuite toutes les lumières et les feux de l’année. C’est un symbole de ce que nous célébrons dans la Veillée pascale. Par son amour, qui a un caractère radical et dans lequel le cœur de Dieu et le cœur de l’homme se sont touchés, Jésus Christ a vraiment pris la lumière du ciel et l’a apportée sur la terre – la lumière de la vérité et le feu de l’amour qui transforment l’être de l’homme. Il a apporté la lumière, et maintenant nous savons qui est Dieu et comment est Dieu. De ce fait, nous savons aussi comment sont les choses qui concernent l’être humain; ce que nous sommes, nous, et dans quel but nous existons. Etre baptisés signifie que le feu de cette lumière est descendu jusqu’au plus intime de nous-mêmes. C’est pourquoi, dans l’Église ancienne, le Baptême était appelé aussi le Sacrement de l’illumination : la lumière de Dieu entre en nous ; nous devenons ainsi nous-mêmes fils de la lumière.

Cette lumière de la vérité qui nous indique le chemin, nous ne voulons pas la laisser s’éteindre. Nous voulons la protéger contre toutes les puissances qui veulent l’éteindre pour faire en sorte que nous soyons dans l’obscurité sur Dieu et sur nous-mêmes. De temps en temps, l’obscurité peut sembler commode. Je peux me cacher et passer ma vie à dormir. Cependant, nous ne sommes pas appelés aux ténèbres mais à la lumière. Dans les promesses baptismales, nous allumons, pour ainsi dire, de nouveau cette lumière, année après année : oui, je crois que le monde et ma vie ne proviennent pas du hasard, mais de la Raison éternelle et de l’Amour éternel, et qu’ils sont créés par le Dieu tout-puissant.

Oui, je crois qu’en Jésus Christ, par son Incarnation, par sa croix et sa Résurrection, s’est manifesté le Visage de Dieu ; et qu’en Lui Dieu est présent au milieu de nous, qu’il nous unit et nous conduit vers notre but, vers l’Amour éternel. Oui, je crois que l’Esprit Saint nous donne la Parole de vérité et illumine notre cœur ; je crois que dans la communion de l’Église nous devenons tous un seul Corps avec le Seigneur et ainsi nous allons à la rencontre de la résurrection et de la vie éternelle. Le Seigneur nous a donné la lumière de la vérité. Cette lumière est en même temps feu, force qui vient de Dieu, force qui ne détruit pas, mais qui veut transformer nos cœurs, afin que nous devenions vraiment des hommes et des femmes de Dieu et que sa paix devienne efficace en ce monde.   

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